Transformation du cacao

Transformation du cacao

L’infrastructure financée par le Conseil interprofessionnel du cacao et du café a été officiellement inaugurée mardi dernier par le ministre du Commerce.

Tout est parti d’une recherche sur internet. La jeune Aristide Tchemtchoua, dans sa quête de partenaires pour l’accompagner dans la transformation du cacao, tombe sur Christophe Bertrand, maître chocolatier en France. Sans conditions, elle lui enverra des fèves de son cacao et quelques mois plus tard, le maître chocolatier se rend au Cameroun. Aujourd’hui, la collaboration concerne toute une communauté à travers la coopérative Scoops-Ca localisée à Nkog-Ekogo, dans le département de la Lékié. C’est donc un site de 3000 m2 qui héberge le tout premier centre de traitement post-récolte du cacao du Cameroun. On peut y apercevoir des hangars de fermentation et des claies de séchage.

Plus tard, le site recevra de nouvelles infrastructures pour booster la capacité de production qui est de 225 tonnes par an. «Nous sommes sur un site tel qu’il n’en existe pas encore au Cameroun », assure Omer Maledy, secrétaire exécutif du Conseil interprofessionnel du cacao et du café (Cicc). L’objectif à long terme est d’avoir un cacao bien fermenté dont la texture et la couleur rendront plus attractive et compétitive la matière première sur le marché. Le centre de traitement post-récolte qui est un don du gouvernement, financé par le Cicc, ambitionne donc de contribuer au rayonnement du cacao sur le marché international.

« Pour l’instant, il manque au cacao de cette localité une palette aromatique pure. Il a un goût de cacao très prononcé, il manque quelque chose qui vous chatouille un peu les papilles et c’est cela qu’on veut améliorer par la fermentation. Aujourd’hui, le cacao du Cameroun n’est pas connu en France. Si nous, chocolatiers confiseurs français, commençons à parler du cacao du Cameroun, les chocolatiers d’autres pays vont accourir », explique Christophe Bertrand qui se revendique comme le premier à avoir transformé le chocolat camerounais en France. Dans un contexte où les coûts du cacao ont chuté sur le marché, cette initiative, selon le ministre du Commerce, Luc Magloire Mbarga Atangana, est à louer car elle participe de l’amélioration de la qualité du cacao produit au Cameroun. Deux autres centres de traitement post-récolte seront inaugurés demain dans deux localités du Nyong et Kellé.

 

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