Meurtre des forces de défense – Des honneurs militaires seront rendus aux victimes

Meurtre des forces de défense – Des honneurs militaires seront rendus aux victimes

Dans un communiqué rendu public, le ministre délégué à la présidence chargé de la Défense, Joseph Beti Assomo, a condamné les meurtres barbares de 03 gendarmes engagés dans les opérations de rétablissement et de maintien de l’ordre dans la région du Nord-Ouest .

Le 6 novembre 2017 à Jakiri, département du Bui, le Gendarme major DJONLAY Bienvenu est abattu alors qu’il pourchassait avec ses camarades des terroristes en cagoule qui tentaient d’incendier le lycée technique de céans. Le lendemain, c’est le Maréchaldes- logis-chef HINMA René, qui est à son tour abattu dans la nuit du 7 au 8 novembre 2017 à 23 heures trente minutes, à un barrage mixte à Bafut, département de la Mezam. Comme si cela ne suffisait pas, les terroristes se sont également attaqués à l’élève-gendarme SALI David, tué d’une balle le 8 novembre 2017 à 2 heures du matin, alors qu’il était de garde au lycée de Bayelle à Bamenda, chef-lieu de la région du Nord-Ouest.

 Suite donc à ces actes barbares, le Mindef a condamné ces attaques perptrées. Selon Joseph Beti Assomo, « ces gendarmes sont victimes de leur courage, leur engagement et de leur loyauté envers la Patrie ». Le ministre délégué à la présidence chargé de la Défense transmet aux familles des défunts, morts en service commandé, les profondes condoléances du chef de l’Etat, chef des armées. Les obsèques des intéressés auront lieu incessamment, a-t-il indiqué. Les gendarmes assassinés recevront à cette occasion les honneurs réservés aux morts militaires sur le champ de bataille. Depuis lundi dernier, l’on observe une escalade dans la situation qui prévaut dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest, avec des attaques de plus en plus ciblées contre des éléments des forces de défense et de sécurité.

Des personnels de la gendarmerie nationale y ont laissé leurs vies, du fait d’individus armés. Ces actes s’inscrivent dans la continuité de ceux perpétrés quelques semaines auparavant et qui se sont caractérisés par la pose de bombes de fabrication artisanale dans les villes de Bamenda et de Douala. Aujourd’hui, ces hors-la-loi sont passés à une autre étape. Celle qui consiste à s’attaquer, avec des armes de guerre aux éléments des forces de défense et de sécurité. Face à cette dérive, les autorités administratives locales ont pris des mesures de restriction des mouvements des personnes, des véhicules et des engins à deux roues. Une montée de la violence qui est condamnée par les différentes franges de la population camerounaise.

L’évidence s’impose désormais à nos yeux. La situation dans les régions du Nord-Ouest et du Sud- Ouest est en train de dégénérer dangereusement en attaques armées, du fait de la radicalisation des partisans de la sécession, alors que les pouvoirs publics restent ouverts au dialogue. L’agenda caché derrière les revendications corporatistes exprimées il y a un an, s’est clairement dévoilé et depuis un certain temps, les extrémistes utilisent tous les moyens en leur possession pour obliger ceux qui ne partagent pas leurs convictions à respecter leurs mots d’ordre de villes mortes et d’écoles mortes dans cette partie du territoire camerounais. Dans leur mode opératoire, ils instaurent un climat deterreur, incendiant ou saccageant, en guise de représailles, les édifices publics, les marchés, les écoles et collèges qui ouvrent leurs portes les jours de villes mortes pour accueillir les usagers, les consommateurs ou les enfants désireux de jouir de leur droit inaliénable à l’éducation.

Les assaillants s’attaquent également aux biens privés et aux individus soupçonnés de soutenir les institutions établies. Parallèlement, les présumés sécessionnistes posent des bombes visant les forces de l’ordre à Bamenda. Une autre bombe a été découverte récemment à Douala, près des cuves de la Société camerounaise des dépôts pétroliers. Comme si cela ne suffisait pas, les hors la  loi ont décidé de monter d’un cran dans la violence aveugle. Bien plus, ils lancent un défi à l’autorité de l’Etat.

Toutes ces agressions contre les forces de défense et de sécurité, en service pour maintenir l’ordre et la paix, si chers aux Camerounais, constituent des crimes odieux et inacceptables. S’attaquer aux policiers et aux gendarmes en mission, c’est s’attaquer aux symboles de l’Etat. Or nul ne peut vaincre l’Etat, garant de l’intérêt général, responsable de la sécurité des personnes et des biens, et détenteur du monopole de la violence physique légitime. Les auteurs de tels actes doivent savoir que force reviendra toujours à la loi et que leurs funestes desseins ne se réaliseront pas. Le Cameroun étant un et indivisible.

Martial Mbembé

 

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