Un atelier organisé à l’attention des administrations à ce nouveau processusdont l’entrée en vigueur est prévue en 2018.

L’initiative du ministère des Finances (Minfi) d’allouer des budgets plus réalistes en 2017 et d’engager dans la même période, le processus de déconcentration de la budgétisation de la masse salariale. C’est dans cette perspective que le

ministère a organisé à Yaoundé, un atelier relatif au lancement de la budgétisation de la masse salariale par les ministères, dans le cadre de la préparation du budget 2018. De manière générale, la masse salariale est préparée globalement par le Minfi et repartie ensuite entre les différentes administrations. Une méthode décriée par les administrations, qui se plaignent de l’inadéquation entre la masse salariale qui leur est attribuée et leurs réalités quotidiennes. En ouvrant les travaux mardi, Edou Alo’o Cyrill, directeur général du Budget au Minfi a précisé que «le processus de budgétisation des dépenses salariales par programme en se limitant au périmètre ministériel, vise à satisfaire aux exigences légales et de rechercher la performance».

Pour le DG du Budget, d’importants changements sont annoncés. « Chaque ministère pourra calculer sa masse salariale. Car, maîtrisant ses effectifs et ses réalités, il est mieux placé pour savoir la masse salariale que va générer la gestion de son personnel. On peut aussi s’attendre à des ajustements budgétaires. Si on fait par exemple le point d’une administration dotée d’un budget élevé, mais qui par la suite s’avère avoir moins de personnel, on va revoir. Il y a également les administrations dont le budget était inférieur aux effectifs. On sera contraint de lui allouer le budget qui lui sied. Ce qui va entraîner des ajustements d’allocations en ressources entre administrations », a expliqué Edou Alo’o Cyrill.

En effet, ce processus vient compléter le dispositif de déconcentration du pilotage de la masse salariale enclenché par le décret du 9 mars 2012, portant déconcentration de la gestion du personnel de l’Etat et de la solde. Sous l’éclairage d’experts du Minfi, les participants seront outillés sur les étapes de la budgétisation de la masse salariale, de même qu’il vont acquérir des outils pour une budgétisation efficace de la masse salariale de leur administration respective. Les difficultés liées à l’ancien système sont légion. Parce que « le Minfi et le ministère en charge de la Fonction publique budgétisaient la masse salariale. Le Minfi pour sa part, calculait ladite masse pour le compte des autres administrations.

Mais il y avait un manque de sincérité de la part des personnels qui percevaient des doubles salaires du fait de la non-régularisation de leur statut d’employé de la Fonction publique en détachement au sein d’une autre administration. Résultat, la Fonction publique supportait un crédit pour des employés non opérationnels. Pour éviter l’évaluation fictive des dépenses, il faut qu’on parte des administrations qui font le point de la situation des effectifs en poste, pour estimer les besoins en salaires », conclu le DG du Budget Edou Alo’o Cyrill.

Martial Mbembe

 

 

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